Coup de coeur au Guatemala

Le titre de cet article doit vous mettre sur la voie : nous avons beaucoup aimé le Guatemala.

Après avoir fini de réparer l’attache de l’alternateur et climatiseur au Belize, il ne nous reste que quelques kilomètres avant d’arriver à la frontière. Le passage se fait sans histoire, toujours la même routine, annuler visa et permis du véhicule dans le pays que nous quittons, et refaire la même paperasse dans le pays ou nous entrons. Ça peut avoir l’air évident dit comme ça, mais dans la pratique c’est toujours un peu plus compliqué : ce ne sont pas les mêmes bureaux qui traitent les individus et le véhicules, il faut avoir le bon tampon, que le bon douanier passe vérifier le numéro de série de MACC, etc.

Le tout dans une ambiance un peu folklorique, avec les vendeurs ambulants chargés de tout un bric à brac, les changeurs de monnaie illégaux qui vous accostent avec une grosse liasse de billets dans la main en vous assurant que c’est lui qui fournit le meilleur taux de change à 50 kilomètres à la ronde, et bien sur mes copains les tramidores : de charmants individus qui vous proposent de vous guider par la main au travers de toutes les démarches administratives, moyennant rétribution bien sûr… C’est toujours un peu fatigant de les avoir sur le dos, car évidemment quand vous arrivez dans votre véhicule français vous ne passez pas inaperçus et toute la meute débarque. Mais que voulez-vous, il faut bien que chacun gagne sa vie d’une manière ou d’une autre, même si dans notre cas nous avons décidé depuis le début de tout faire nous même, et de nous débrouiller avec l’administration directement, sans l’aide de tramidores. Cela ne nous empêche pas de leur laisser un peu d’argent en partant, quand nous n’avons pas écoulé toute la monnaie du pays que nous quittons.

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Enfin, nous voici au Guatemala : nous nous retrouvons en pays de langue espagnole, après l’intermède anglais que nous avait fourni le Belize. Le Guatemala, bordé par le Mexique, le Belize, le Honduras et le Salvador, touche à la fois l’océan pacifique et la mer des caraïbes. Ce n’est donc pas une surprise si ce pays est doté d’une culture très riche. De plus, nous voyons facilement dans les traits de visage des habitants que leur lignée remonte plus aux indigènes mayas qu’aux conquistadors espagnols. Il y a d’ailleurs beaucoup de locaux qui ne parlent pas espagnol, se contentant de dialectes mayas : il y a plus de 23 de ces dialectes dans le pays. Malheureusement, si la culture est riche, le pays lui ne l’est pas : plus de la moitié des 13 millions d’habitants vivent dans la pauvreté, et la guerre civile qui a duré de 1944 à 1996 (oui, 52 ans !!!) y est sûrement pour beaucoup — il faut dire que la CIA s’en est un peu mêlée pour que ça traîne en longueur. Durant cette période, les morts se sont comptés par dizaines de milliers, ce qui explique que la moyenne d'âge de la population est une des plus basses du monde : 20 ans. On ne retrouve cela que dans certains pays d’Afrique et en Iraq. Il faut aussi dire qu’en plus de la guerre civile, le pays a éprouvé plusieurs tremblements de terre meurtriers.

Notre premier point de chute une fois la frontière passée est … en plein milieu de la foret ! C’est en effet là que se trouve le site maya de Tikal, tout simplement le plus grand du monde, niché au cœur d’un parc protégé. À l’entrée dudit parc, le gardien nous recommande bien de ne pas dépasser la vitesse de 30 km/h afin de ne pas écraser les animaux sur la route de quinze kilomètres qui relie le site à l’entrée. Les multiples panneaux d’avertissement auraient suffi, mais ce que le gardien ne nous dit pas est qu’ils chronomètrent nos heures de départ et d’arrivée afin de mieux nous verbaliser si la vitesse a été dépassée – mais prévenus par d’autres voyageurs, nous ne nous laissons pas prendre.

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De toute façon, nous roulons tranquillement, une oreille à l’écoute de l’alternateur pour contrôler que tout tient bien niveau réparation. Pour ce qui est du climatiseur, c’est simple, nous n’avons plus un poil d’air frais dans l’habitacle et un grincement strident se déclenche chaque fois que la clim est activée… Bref, on peut dire que notre clim mexicaine toute neuve, qui nous aura coûté argent et surtout beaucoup de temps, aura fonctionné en tout … 2 semaines ?

Nous nous stationnons pour la nuit dans la zone camping (en fait un simple grand espace gazonné) et nous passons la nuit accompagnés des cris des singes hurleurs qui nous appellent depuis l’arbre d’à côté. Le lendemain est consacré à l’exploration du site, qui est autant immense que magnifique. Je vous renvoie aux photos, car le résumer textuellement se limiterait à : une pyramide maya par ici, une pyramide maya par là, ici le dessus d’un temple qui émerge par-dessus la cime des arbres, etc.

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Un peu sur les rotules après toute une journée à crapahuter partout, nous faisons le dernier quart du chemin en compagnie de Marco, un hollandais vivant au Canada qui fait l’aller-retour Alaska-Panama en solitaire sur sa moto BMW. Bref, un sacré énergumène, et motard en plus, pas besoin d’en rajouter pour qu’il se retrouve invité à souper avec nous. Si vous voulez suivre ses aventures (en particulier mon épisode préféré ou il a forcé un barrage de frontière guatémaltèque avant de se faire quasi lyncher dans une manif mexicaine), son site youtube en anglais est ici :

http://www.youtube.com/user/mrblueskyvandam

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Le lendemain, nous replions bagages, la clé dans le contact et – clic!- rien du tout. Génial, plus d’alternateur, comme lors de notre dernier bivouac au Mexique. Cette fois-ci, pas le choix, je passe une matinée dans l’herbe et je démonte tout, jusqu’à avoir l’alternateur ouvert et les charbons sur la table, mais il n’y a rien d’anormal. Je repasse donc l’après-midi à tout remonter, sachant qu’à chaque fois il me faut remettre en place le climatiseur bien qu’il soit complètement mort, car il est sur la même courroie que l’alternateur. Je regarderai cela plus tard, de toute façon, il pleut.

Il pleut tellement même, que le lendemain matin, impossible de sortir notre MACC du gazon boueux. Il faudra que 2 sympathiques guatémaltèques nous poussent afin que je puisse prendre un peu de vitesse et sortir de là, non sans laisser 2 belles ornières de boue bien profondes sur toute la longueur du gazon … À la guerre comme à la guerre.

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Nous passons la nuit suivante dans une finca (ferme) soit disant écologique, mais ou des pauvres perroquets encagés nous laissent perplexes. Toute la famille fait un festin pour seulement 8 $/6€, mais l’ambiance est un peu ternie quand nous nous rendons compte que même le livreur de lait est escorté par un garde armé dans la camionnette. Mmm, sécurité moyenne, on redémarre et nous arrivons à Rio Dulce, une superbe rivière qui relie un lac intérieur à la cote caraïbe. C’est un petit paradis autant pour les voyageurs que les navigateurs, qui peuvent ainsi éviter de laisser leur bateau exposé aux ouragans de la cote et se mettre à l’abri à l’intérieur des terres. Nous avons une adresse ou nous pouvons passer la nuit dans un hôtel-marina, et au moment ou je me gare, je constate qu’il y a aussi un petit motorhome américain.

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Son propriétaire bricole dehors et m’aborde avec un solide accent québécois :
“ Salut !
— Salut !
— Tu viens pour combien de temps ?
— Seulement une nuit.
— Tu as des enfants là dedans ?
— ?… Ben ouais, mes 3 garçons, pourquoi ?
— Parce que crois moi mon ami, tu va rester plus d’une journée !”
Et effectivement, Patrick avait raison, nous sommes restés 5 jours !
Patrick, Mélanie et leur fille Pacifaé sont des Québécois pure souche, avec un cœur grand comme ça. Plutôt sans le sou, ils ont racheté un triplex qui était passé au feu, l’ont retapé, et réinvestit dans un autre triplex, un autre, puis un autre … Aujourd’hui, Patrick bouquine les livres de finance, avec ses revenus ils passent 6 mois en voyage, et 6 mois au Québec pour s’occuper de leur immobilier, et en ce moment ils se sont mis à l’abri à Rio Dulce pour retaper un voilier et naviguer, leur passion.
Ils nous accueillent, nous présentent aux autres navigateurs d’un peu toutes les nationalités, nous font faire le tour de la superbe marina, et en particulier de la superbe piscine qui fera la joie de nos enfants, malgré la pluie qui dans ce coin du Guatemala tombe plusieurs heures par jour à cette période de l’année.

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Mélanie nous lance “Ca vous tente d’aller nager dans des sources chaudes ?” Pardi ! Et nous voilà partit une journée, nous baigner là ou une rivière glacée rencontre une source brûlante qui remonte des profondeurs de la terre. Il nous suffit donc de nous déplacer un peu plus sur la droite ou sur la gauche suivant la température de l’eau que nous désirons, le pied !

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Une autre journée, c’est un Mexicain avec qui Patrick vient de faire connaissance qui nous invite gratuitement à venir voir son spectacle de cirque. Nous y allons, le chapiteau est géant, magnifique, pourtant nous ne sommes qu’une vingtaine de spectateurs au total, pour voir défiler sur la piste toute la famille mexicaine, du petit acrobate de 7 ans à la grand-mère qui jongle les tonneaux avec ses pieds… Nous applaudissons à tout rompre pour les encourager dans leur projet de faire une tournée de l'Amérique du Sud, mais le spectacle sera à travailler.

Tout cela entrecoupé de quelques soirées arrosées au rhum local, lors de longues discussions avec Patrick qui me font me remettre en question. Il a vu me dit-il, bien des voyageurs comme nous qui mettent la totalité de leurs économies et patrimoine dans un voyage formidable d’un an ou 2 sur mer ou sur terre, pour retourner ensuite péniblement à la vie de bureau. Lui a choisi l’immobilier pour placer son argent, et bien qu’il ne voyage que 6 mois par an, il peut le faire durant des années et des années, et puis ses 6 mois de travail au Québec sont aussi l’occasion de renouer avec le pays et les amis, et ne sont pas si pénibles, car il sait qu’à la clé l’attendent 6 autres mois de vacances. Bref, je m’interroge : avons fait le bon choix ? Devrions-nous arrêter notre voyage maintenant, placer l’argent qui nous reste pour voyager par intermittence, mais plus longtemps ?
L’appel de la route sera le plus fort, et nous nous quittons donc 5 jours plus tard dans de grandes embrassades, après avoir dû courir partout pour retrouver les enfants qui jouaient avec la marmaille internationale des autres navigateurs.
Après Rio Dulce, nous traversons sans nous arrêter la capitale du pays, nommée sans imagination Guatemala City (après Mexico City, Belize City et Guatemala City, les enfants on crut qu’on leur faisait une blague) et allons nous poser à Antigua. Antigua, c’est la ville d'Amérique latine que vous vous imaginez quand vous regardez une carte postale.

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La ville est entourée de volcans, la vie semble y ralentir, les femmes en habits traditionnels vont au marché en arpentant les rues qui sont restées toutes pavées, et qui font marcher au pas voitures, charrettes et tuk-tuk (mini-taxi à trois roues, composé d’un avant de moto avec une banquette couverte à l’arrière).

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Les maisons ont des murs de toutes les couleurs et n’ont pas plus de 2 étages, par cause du dernier tremblement de terre. D’ailleurs, le nom d’Antigua, qui signifie antique, vieux, rappelle que cette ville fut la capitale du pays, avant le gouvernement ne se déplace pour cause de séismes trop fréquents.

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De la part d’autres voyageurs, nous avons appris qu’il était possible de rester gratuitement sur le stationnement de la police touristique, nous avons même les coordonnées GPS. Cool ! Mais le GPS nous amène à une sorte de terrain vague, bordés de vieux, mais haut murs en pierre. Vérification faite, c’est bien là ! C’est le site de l’ancien hôpital de la ville dont il ne reste que les murs, qui abrite une section de police ainsi que leurs vieux véhicules, motos, tuk-tuk… Il y a d’ailleurs plusieurs autres voyageurs de toutes nationalités, dont Denise et René, 2 retraités québécois qui se baladent en Amérique centrale avec leur gros pick-up et une cellule. Ils nous accueillent les bras ouverts et nous font faire connaissance avec les autres voyageurs, américains, australiens, chiliens… il y a de tout ! Et en particulier 2 mexicains, Roberto et Maria, que nous recroiserons souvent par la suite. Bref, l’occasion se faire un gros repas en commun et de discuter, cela fait bien longtemps que nous n’avons pas eu l’occasion de faire la fête avec un groupe aussi important!

Denise et René nous apprennent aussi les bonnes adresses de la ville, dont une école d’espagnol qui offre des cours très intéressants : 5 matinées de cours privé, en face à face, un professeur par élève, et le tout pour 100$ (75€). Cela fait un petit budget imprévu, mais vu la faiblesse de notre niveau d’espagnol et le fait que cela nous servira pour tout notre trajet en Amérique centrale et du sud, cela représente un bon investissement. Orlane, Mathéo et moi prenons rendez-vous la semaine suivante. Les professeurs sont très sympas, mais il faut bien avouer que nous n’avons plus l’habitude d’aller à l’école: après 4 heures intensives Orlane et moi avons le cerveau en compote. Mais les cours d’une demi-journée nous laissent un peu de temps pour visiter la superbe et très agréable ville, dans ses ruelles et son marché.

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Dans notre resto préféré,repas du jour à 2$ avec soupe et boisson: Repas local typique, miam !

Nous faisons aussi une visite au musée du café, ou nous apprenons tout sur le processus, de la plante à la tasse.

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Nous allons aussi faire un peu de trekking au volcan Pacaya, voisin d’Antigua. La vue y est sublime, mais les enfants retiendront surtout les shamallows cuits à la chaleur du volcan – ça change des feux de camp ! Petit bémol : la marche présentée de 6km était seulement pour … l’aller simple ! Nous sommes donc rentrés à la nuit tombée, Clément bien fatigué par une marche de 12km.

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Je profite aussi de ces quelques jours à Antigua ou le camping-car est stationné dans le terrain vague de la police pour retirer définitivement les derniers morceaux de la climatisation mexicaine : compresseur, radiateur, filage électrique… L’alternateur reprend donc dans le moteur sa place d’origine, ce qui j’espère devrait résoudre ses problèmes de fiabilité- on croise les doigts.

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Nous savons que nos amis Françoise et Jacky (http://souslesetoilesdumonde.wifeo.com) , que nous avons connus au Mexique, on prévu de venir au lac Panajachel tout proche avec leur motohome de la taille d’un bus. Nous quittons donc Antigua pour aller les retrouver avec grand plaisir.

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Les villages qui bordent le lac sont assez typiques, le plus simple pour les visiter étant de faire en bateau, mais hélas, la gastro nous rattrape : Orlane et moi restons sans force pendant 2 jours, mais Françoise et Jacky sont aux petits soins pour nous, nous soignent avec leur pharmacie, et s’occupent même des enfants ! Merci les amis !

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Nous ferons donc la visite en bateau 3 jours plus tard, en compagnie de 4 Québécois (Richard, Manon, Johanne et Nazir) qui viennent d’arriver avec leurs motorhome.
Pour les photos ci-dessous, il faudra dire merci à Jacky : j’ai en effet perdu mon petit appareil Canon quelques jours plus tard, et avec lui toutes mes photos du lac Panajachel.

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Point particulier du lac Panajachel : c’est un lac sans rivière de débordement, ce qui fait que l’eau ne s’en échappe que par évaporation. Comme les pluies ont été particulièrement importantes ces dernières années, le niveau de l’eau s’est élevé de plusieurs mètres, ce qui fait que de nombreux propriétaires riverains ont perdu la plus grande partie de leur terrain…

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Décidément, Antigua nous a vraiment plus : nous ne pouvons pas nous empêcher d’y repasser encore une fois, histoire de remercier Françoise et Jacky de leurs bons soins en les invitant à manger … une bonne fondue savoyarde ! Le long du chemin, nous nous arrêtons à un petit garage qui nous installe des pare-buffle à l’avant et à l’arrière du MACC pour pas cher: un bon investissement comparé au cout de faire venir un nouveau pare-choc d’Europe par la poste !

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Nous les laisserons ensuite faire leurs cours d’espagnol une semaine entre les mains de nos ex-professeurs, alors que nous-mêmes repartons en direction du Salvador.

Du Guatemala, nous en retiendrons des paysages mémorables, un peuple authentique, une diversité de culture impressionnante, une ville ou nous nous sentons bien après plusieurs semaines de sentiment d’insécurité, un gros paquet de voyageurs hétéroclites, et un appareil photo perdu 😉
Mais il est temps de lever les voiles et de se diriger vers le Sud, toujours plus au Sud … Le Salvador nous attend.

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6 réflexions au sujet de « Coup de coeur au Guatemala »

  1. salut Expedition 5

    encore un formidable moment assis sur son canapé. Comme je l'ai déjà dit mieux vaut être très bons mécanisiens pour faire un périple de ce type.

    Les photos colorées nous donnent du beaume au coeur.

    Continuez à nous faire plaisirs

    Merci Merci beaucoup

    Ingrid

    p.s. : allez jusqu'aux boûts de vos rêves les souvenirs et les expériences n'ont pas de prix, mais si vous êtes à sec quand vous rentrerez  !!! on sait jamais de quoi est fait demain

  2. Bonjour,nous voyageons et apprenons beaucoup de choses sur ces différents pays;merci de partager et bonne route,bisous,Nicole et Marcel

  3. Heureuse de vous retrouver après le Costa Rica !!! On s'est rencontré au Colibri Rouge à Cahuita et voir que tout roule pour vous, ça fait chaud au coeur !! Mais où est l'article sur le Costa Rica ???? :p

    Bonne continuation à vous !!!

    Pura vida

  4. Vous aviez un blog intéressant, mais maintenant c'est un chef-d'oeuvre! hahahahahahah!

    je vous propose de publier vos aventures!!

    Nous sommes de retour au Qc …boulot et copinage! 🙂 Vous êtes toujours les bienvenue à la maison si le Qc est sur voutre route. Bien le bonjour à la famille…et heu…nous sommes parti trop vite du Rio Dulce…j'ai pas eu la chance de prendre des photos du voilier travaux quazi terminé….alors au retour en novembre promis !!! 🙂 Melanie Patrick Paciphaée xxxxxx

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